Méthodologie pour la définition d’un standard de référence

L’établissement d’un standard de référence permet aux sociétés de comparer leur performance par rapport à leur industrie.  Notre méthodologie comprend :

  1. Définition du secteur
  2. Normalisation des données
  3. Analyse statistique

1. Définition des secteurs
Des systèmes de classification standard des industries existent par pays et par application (par ex : investir en actions).  Ils existent également dans divers degrés de sous divisions. Le choix du système et du niveau de sous division dépend du volume de données disponibles.  Comme la publication des données de CO2 est très récente, le nombre de sociétés publiant leurs émissions est relativement réduit par rapport au total de l’économie mondiale. Il est également important d'adopter pour une approche mondiale vu la prédominance des entreprises mondiales dans le nombre limité de sociétés qui publient leurs émissions.Nous avons opté pour la classification standard internationale  (ISIC 2006) parrainé par les Nations Unies.  Leur niveau de sous division donne au moins 3 sociétés par secteur de manière à obtenir un échantillon représentatif. Plusieurs pays comme le Royaume Uni ont adopté la classification ISIC. 
 
2. Normalisation des données
Des dénominateurs communs pour les sociétés et les paysLes degrés d’intensité expriment l’impact GHG par unité d’activité physique ou par unité de production économique. Un degré d’intensité physique est indiqué en cas d’intégration ou de comparaison de sociétés qui produisent des produits similaires. Un degré d’intensité économique est indiqué en cas d’intégration ou de comparaison de sociétés qui produisent des produits différents. Historiquement beaucoup d’entreprises ont suivi leur performance environnementale avec des ratios d’intensité.Les exemples de ratios d’intensité comprennent :

  • Intensité d’émission de produit (par ex. TCO2 par unité d’électricité produite)
  • Intensité de service (par ex. émissions de gaz à effet de serre par fonction ou par service)
  • Intensité de ventes (par ex. émissions par volume de ventes ou chiffre d’affaire)

Le défi de ces exemples réside dans la définition de dénominateurs communs: comment déterminer le niveau de détail avec lequel vous comptabilisez vos produits ?  Comment tenir compte de la fluctuation des devises ? Il y a également un élément pratique dont il faut tenir compte dans l’établissement de dénominateurs communs : sont-ils publiés ? Les définitions restent-elles valables dans le temps ? 
Nous avons analysé le rapport chiffre d’affaire/emploi à travers beaucoup de secteurs et beaucoup de sociétés dans les secteurs. Pour cette analyse nous avons considéré :

  • 1.64 million de sociétés,
  • 9 niveaux de nombre d’employés,
  • 60 secteurs différents.

Nous avons conclu que le nombre d’employés est une donnée fiable pour l’activité économique dans les secteurs principaux, particulièrement parce qu’à ce jour, ce sont principalement les grandes sociétés qui publient leurs émissions.
D’autres avantages de l'utilisation du nombre d’employés comme dénominateur commun sont :

  • Élimination des effets macro-économiques et des effets dus aux taux de change
  • Définition bien établie des règles de comptabilisation des emplois temporaires
  • Elimination des différences comptables entre les pays
  • Permet la comparaison des secteurs au niveau mondial

Normalisation mondiale pour l’électricité achetée
Les sociétés achetant de l’électricité de leur fournisseur local dépendent des émissions de celui-ci.   Les émissions de TCO2 par MWh varient grandement entre les centrales thermiques charbon et les centrales nucléaires.Notre objectif est de donner des références aux entreprises  pour les éléments sur lesquels ils ont un contrôle, pour cette raison nous normalisons les TCO2 par MWh  à travers un  pays donné.  Par exemple pour une entreprise située au Royaume Uni, nous appliquons le TCO2/MWh  moyen des fournisseurs d’électricité du Royaume Uni,  à toute société internationale comprise dans notre standard de référence.
 
Analyse statistique
Notre banque de données comporte plusieurs milliers de points de données pour des entreprises et des secteurs et nous permet de produire des données statistiques significatives telles que les rendements médians et moyens de CO2  par secteur.  Veuillez nous contacter pour découvrir davantage cette analyse.

  • CVS Caremark: 101400.00 TCO2-e
  • Inditex: 22239.00 TCO2-e
  • Sabaf SpA: 28244.00 MWh
  • Coca Cola Hellenic: 355075.00 TCO2-e
  • Woolworth Holdings: 2228.00 TCO2-e
  • ERG SpA: 120000.00 TCO2-e